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Pour fêter le Noël arménien, l’association culturelle arménienne de Cabriès-Calas a organisé dimanche dernier un très beau concert lyrique à l’église de Calas

concert gayané

Ce concert est devenu maintenant traditionnel pour fêter le Noël arménien qui se situe, rappelons-le, le 6 janvier. C’est l’occasion d’apprécier une nouvelle fois la chorale dirigée par Gayané Hovhannisyan. Célèbre cantatrice soprano originaire d’Arménie, elle fit admirer son talent sur toutes les grandes scènes du monde : la Scala de Milan, le Metropolitan, Coven-Garden,… Elle enseigna à Erévan et à Saint-Petersbourg.

Gayané Hovhannysian

Aujourd’hui, à Marseille, elle accomplit des miracles avec le Chœur Lyrique des enfants de l’Estaque depuis 1992. Avec la même générosité et la même passion, elle a créé depuis 2009, sa chorale avec l’association culturelle arménienne de Cabriès-Calas. Une grande dame de l’art lyrique qui répète sans cesse que « tout le monde peut chanter ». Magistralement accompagnés par Zara Ter-Sarkissian, les 17 choristes et solistes ont encore enchanté le nombreux public par la qualité et la précision de l’interprétation du répertoire. Au programme : Verdi, Gounod, Donizetti, Mendelssohn, Tigranian, Komitas, Caccini, Pergolèse, sans oublier Charles Aznavour… Comme d’habitude, il n’a pas été déçu et, pour cette nouvelle année, a réservé à la chorale un accueil des plus chaleureux et des plus mérités. Jeunes dames toute de noir vêtues, foulard orange sur les épaules et trois hommes Sylvain Pauchard, Michel Touahri et Gilbert Devedjian font leur entrée et se placent sur deux rangs dans l’autel. La présentation du concert est assurée par Roger Ruzé.
Un extrait du stabat de Pergolèse pour terminer la première partie
Le concert débute par « Adeste fideles » de John Wade chanté par le duo Sylvain Pauchard et Michel Touahri avec le chœur. Excellente entrée en matière. Le ton du concert est donné. Puis se poursuit par « Abschiedslied der Zugvögel » et « Icht wolt, meine Lieb ergösse sich » de Mendelssohn avec Florence Mercury et Sylvie Mathieu-Imbert, un duo très applaudi.

mercury imbert

Ensuite, le chœur interprète « valse et chœur », un extrait de Faust de Gounod, opéra créé le 19 mars 1859 sur la scène du Théâtre Lyrique.
Sylvain Pauchard se distingue dans « la donna è mobile » un extrait de Rigoletto de Verdi, tout comme Caroline Cornu, avec le chœur, dans « la vergine degli angeli » toujours de Verdi, mais extrait de la force du destin. Encore du Verdi, mais cette fois-ci, les solistes sont Sylvie Mathieu-Imbert et Sylvain Pauchard qui interprètent avec le chœur un extrait du « Trouvère.»
Florence Mercury, d’abord toute seule, puis avec le chœur chante « Outa toumannoye » de Abaza et le « choeur des tsiganes et l’air d’Azucena », un autre extrait du Trouvère de Verdi.
La première partie du concert se termine par le « Stabat Mater », une œuvre musicale religieuse écrite par Giovanni Battista Pergolesi (Pergolèse) en 1736, deux mois avant sa mort des suites d’une tuberculose. Il a alors 26 ans. Le « Stabat Mater » est un texte liturgique du 13ème siècle méditant sur la souffrance de la Vierge Marie. Il a été écrit pour deux voix, traditionnellement alto et soprano et se compose de douze parties. Il est dédié à Bruno, le fils de Raymonde Emery, dirigeante de l’association, récemment disparu. Le chœur chante le« Stabat Mater dolorosa» et Florence Mercury et Caroline Cornu interprètent le n°5 « Quis est homo » avec le chœur, Michel Touahri en solo le n°10 et le chœur pour terminer la première partie le n°12 « Ô quam tritis et afflicta. »

Trois Ave Maria dans la seconde partie

concert gayané


Après un court entracte, la seconde partie reprend avec le chœur des femmes, extrait de l’opéra Anouch d’Armen Tigranyan. C’est enlevé et fleuri ! Les solistes font de nouveau admirer leur voix. Michel Touahri dans « Amarilli Mia Bella » de Caccini. Florence Mercury avec Sylvie Imbert-Mathieu dans l’ « Ave Maria » de Gounod puis, plus tard, dans celui de Donizetti, avec Caroline Cornu et le chœur avec « Pour toi Arménie » de Garvarentz et Aznavour. Méliné Seghomonian interprète « Kélé kélé » et » Hoy Hazan de Komitas.

concert gayané
Florence Mercury et Michel Touahri dans « Arpa Sevan » d’Edgar Hovhannisyan

Le concert s’achève par « Ov Hayots Ashkharh », puis par « Erevan Ereboumi » de Edgar Hovhannisyan soulevant comme toujours l’enthousiasme de public et par l’ « Ave Maria » d’Aznavour, chanté par Sylvain Pauchard et le chœur. Au total, ce sont vingt extraits qui ont été interprétés. Encore une fois bravo pour ce programme de qualité ! La chorale de Gayané mérite les applaudissements du nombreux et fidèle public. La « danse du sabre » d’ Aram Khatschaturian ( 1903 – 1978 )pour clore définitivement le concert. Applaudissements.

Madame Sacco apporte les bouquets pour Gayané Hovhannisyan et Zara Ter-Sarkissian, ovationnées.

Gayané Hovhannysian


A la sortie du concert, après quelques paroles du prêtre rappelant le sens de la fête de Noël, une collecte a été organisée au profit de la restauration de l’église arménienne du Vallon des Tuves. C’est toujours avec un réel plaisir que l’on retrouve la chorale de Gayané qui fait partie aujourd’hui du patrimoine choral de la commune de Cabriès.

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