Dans le cadre de la commémoration du génocide arménien, le chœur lyrique dirigé par Gayané Hovhannisyan et accompagné par Zara Ter-Sarkissian  a une nouvelle fois enchanté  le public.

 

Commencées le matin sur la place du 24 avril 1915, en présence des élus et des membres de la communauté arménienne, les cérémonies  commémorant  le lâche génocide arménien  perpétré par le gouvernement turc de l’époque, se sont poursuivies en fin d’après-midi dans l’église de Calas par  un concert de la « Chorale Gayané »,  sous l’égide de l’association culturelle arménienne de Cabriès-Calas présidée  par Olivier Donikian.

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Gayané Hovhannisyan,  une grande dame du lyrique, dirige admirablement  ce choeur

 

Le répertoire est de circonstance, essentiellement constitué d’œuvres de Komitas,  ( de son nom de naissance Soghomon Soghomonian)  , « prêtre apostolique et chantre arménien né en 1869 dans la Turquie ottomane et mort en 1935 en France, à l’hôpital psychiatrique de Villejuif. Il est aussi un des premiers ethnomusicologues arméniens et a collecté plus de trois mille chants de la tradition populaire, arménienne ou pas. Baryténor admiré de son vivant, pianiste accompli, à l’origine à la fois de la sauvegarde et du renouveau de la musique arménienne, il est un compositeur et poète au service d’une foi mystique qui rapproche le cœur de la nature. »

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On est toujours surpris du travail accompli par Gayané Hovhannisyan qui dirige ce chœur lyrique depuis 2009. Cette grande dame,  originaire d’Arménie,  qui a interprété tous les grands rôles du répertoire  classique dans toutes les  célèbres scènes du monde : la Scala, le Metropolitan  de New-York, Coven Garden…, met  tout son savoir et sa compétence,  aujourd’hui à Marseille avec le choeur lyrique des enfants de l’Estaque depuis 1992 et à Calas,  pour faire découvrir la beauté et l’universalité des œuvres classiques au  public de la commune. Et elle y parvient à force de volonté et de travail de faire partager sa passion.

Dominique Parisot et Pierre -Paul Muzy

Dominique Parisot et Pierre-Paul Muzy ont interprété Haberban de Komitas

Le concert du 24 avril n’a pas dérogé à la règle et  les applaudissements mérités ont  récompensé les choristes  et les solistes : Florence Mercury, Dominique Parisot, Marie Panossian, Michel Prinder, Pierre-Paul Muzy, Sylvain Pauchard qui ont enchanté l’assistance par l’interprétation émouvante , en arménien, des œuvres  de Kominas, mais aussi du requiem de Fauré (Pierre-Paul Muyy) et du Stabat Mater de Pergolèse n° 1 et 12 par le , entrecoupé de  textes lus  par Liliane Rintaud et Gayané Hovhannisyan.

 

Bravo au choeur lyrique

Bravo au chœur lyrique  Gayané de Cabriès

Contre la barbarie, le souvenir et la culture sont les meilleurs remparts.

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