Pour  les 40 ans de sa mort, les Amis du musée Mélik ont rendu hommage apprécié au peintre

Mélik Edgar se donne en spectacle

 

 

Mélik dans ses oeuvres.copieL’auditorium Pierre-Malbosc de la Maison des Arts était complet pour le spectacle proposé par les Amis du musée présidés par Madeleine Contino, avec l’aide du Contrepoint théâtre et des professeurs  de l’école municipale de musique. Spectacle total où se mêlent chants, danses, musique, poésie, lectures de textes…, sur une projection très appréciée des œuvres du peintre, dont beaucoup n’étaient pas connues du public et une mise en lumière par Joseph Longubardo.

Château de Mélik

L’entrée du château au temps de Mélik

 

Depuis que la municipalité a racheté le château à la mort d’Edgar Mélik en 1976, dont le corps fut retrouvé quelque peu calciné dans sa cheminée, le peintre, venu habiter Cabriès  en 1934 sur les conseils d’André Roussin, propriétaire de la ferme de la Babiole à Bouc-Bel-Air, a toujours intrigué ses proches voisins. Sa biographie en témoigne, rappelée par Myrtille Buttner, qui a aussi mis en scène magnifiquement le spectacle et Mathieu Pirro, à la fois chanteur, pianiste et acteur.

Mélik.1

 

On apprend que Mélik, né en 1904 à Paris est le fils d’un joaillier parisien d’origine arménienne, est intéressé uniquement par la peinture au grand dam de son père. Il y consacrera sa vie entière ayant commencé à exposer  à Paris en 1930, à Tanger en 1933 et en 1934 à Marseille où il est  arrivé en 1932.  Ainsi, au cours du déroulement ininterrompu du spectacle,  grâce à une riche documentation réunie par Olivier Arnaud, seront évoquées  ses nombreuses relations : en chansons avec Edith Piaf par Stéphanie Portelli, accompagnée par Alexandra Lescure, avec le mime Marceau avec  la danseuse  Alexia Chardard,  ainsi que la musique classique par Florence au piano et Noël Cabrita au violon. Quelques lettres de sa correspondance sont projetées dont une datant de 1939, alors qu’il est soldat, une lettre et des croquis sur Piaf. On y apprend aussi les différentes périodes ayant jalonné son parcours de peintre : «  Avant guerre, c’est la période basée sur la nature, la réalité transformée, bien sûr. Après la guerre, seconde période, l’abstraction pendant quelques années. Maintenant, c’est de la création figurative mais non basée sur la réalité », dira-t-il. Ce qui est sûr, c’est qu’en venant dans le midi, comme beaucoup de peintres célèbres comme Van Gogh , à qui il rend hommage en octobre 1959,  sa palette s’est éclaircie jusqu’à ne plus utiliser  que les trois couleurs primaires agrémentées de blanc de zinc, donnant à ses tableaux un aspect rugueux à son image,  Ainsi, son œuvre demeure toujours intemporelle et toujours reconnue et très moderne.Hommage Mélik

C’est pourquoi, l’hommage rendu aujourd’hui met, une fois encore en lumière, l’œuvre d’un peintre qui avait choisi l’isolement dans son château et qui a accompli une œuvre reconnaissable, reconnue et sans concession.

A la fin du spectacle Mme Brigitte Sellier a remis un dessin de Mélik qui ira grossir la collection du Château.

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